Par Fedorisation, je parle l’adoption de technologies employées par Red Hat pour sa distribution GNU/Linux communautaire (comme la série des Fedora Linux dont la 17 sort officiellement ce 29 mai) et sa version entreprise, la RHEL.
Et les technologies développées dans les laboratoires de RedHat sont plus communes qu’on pourrait le penser. La plus célèbre d’entre elles est systemd, le remplaçant du gestionnaires de services qui permet à chaque distribution GNU/Linux au démarrage de lancer tel ou tel composant : que ce soit un parefeu, les connexions réseaux, l’impression, la reconnaissance du matériel, ou charger les composants permettant la gestion à chaud des clés USB, disque dur externe ou autre support optique.
Et le tout étant géré en parallèle ce qui donne une grande rapidité au démarrage d’une distribution GNU/Linux.
Et très récemment est intervenu un changement qui montre la prise en main croissante de Red Hat sur les distributions GNU/Linux et spécialement sur des technologies que l’utilisateur lambda voit en action : udev, qui permet de gérer les matériels d’un ordinateur (fixe ou amovible) vient d’être intégré dans une autre technologie proche, pour ne pas la nommer, systemd.
Ce matin, mon ArchLinux m’a annoncé que le paquet udev disparaissait et était remplacé par un paquet du doux nom de… systemd-tools.
[fred@fredo-arch ~]$ pacman -Qi systemd-tools
Nom : systemd-tools
Version : 183-4
URL : http://www.freedesktop.org/wiki/Software/systemd
Licences : GPL2 LGPL2.1 MIT
Groupes : –
Fournit : udev=183
Dépend de : acl bash glibc glib2 kmod hwids util-linux
Dépendances opt. : –
Requis par : bluez chromium-dev colord device-mapper
gstreamer0.10-good-plugins initscripts iscan-data
libatasmart libgusb libwacom lvm2 media-player-info
mkinitcpio networkmanager pulseaudio udisks2 upower
util-linux xorg-server
Est en conflit avec : udev
Remplace : udev
Taille installé : 3292,00 KiB
Paqueteur : Dave Reisner
Architecture : x86_64
Compilé le : lun. 28 mai 2012 19:31:24 CEST
Installé le : mar. 29 mai 2012 07:01:47 CEST
Motif d’installation : Explicitement installé
Script d’installation : Oui
Description : standalone tools from systemd
D’ailleurs par la même occasion, systemd a fait le plus grand saut du nombre de versions que j’ai pu voir, passant de la version 44 à la 183
3 days upgpkg: systemd 183-1
[...]
2012-05-03 upgpkg: systemd 44-7
[...]
Sur ArchLinux, systemd a été « découpé » de telle manière que le strict minimum est chargé et ne remplace pas le gestionnaire de services au démarrage. Ce qui permet de profiter des avancées de systemd sans pour autant avoir à modifier le système de démarrage par défaut. En effet, Gnome a des dépendances croissantes envers systemd pour ses fonctionnalités…
Cependant, en dehors de la Fedora Linux, un nombre croissant de distributions adopte systemd ; de mémoire : la Frugalware Linux (depuis sa version 1.6), Mageia (version 2), Gentoo (en tant que technologie alternative), OpenSuSE… Et bien sûr, la distribution qui n’utilise pas cette technologie est < »Mode Harry Potter »> vous savez laquelle < »/Mode Harry Potter »>
Même la Debian GNU/linux dans sa version testing utilise en partie systemd, ce qui est peu dire sur la maturité d’une technologie qui a été introduite par Red Hat pour sa Fedora… 15 il y a un an environ, même si le projet a été lancé il y a un peu plus de 2 ans .
Même si je ne porte pas les certains outils de systemd dans mon coeur, je trouve que cette homogénéisation n’est pas plus mal, surtout que systemd fonctionne bien, et qu’il est rapide au démarrage.
Quand j’ai commencé à m’intéresser pour de bon à Linux, c’était à l’époque du noyau 2.0, et d’une certaine Red Hat Linux 5.0, et être aussi simple d’utilisation, c’était de la science-fiction.
Homogénéiser sur des technologies portables et non sur des technologies qui ne sont vraiment utilisable que sur une seule distribution, c’est pas plus mal, non ?
Et vu l’implication de Red Hat dans le petit monde de GNU/Linux, c’est plus que compréhensible et profitable pour la totalité de la communauté libriste GNU/Linuxienne.
Après chacun voit midi à sa porte, après tout

